Tunisie

La Tunisie est une terre d’accueil, d’ouverture et de tolérance. Les coutumes sont façonnées par son identité arabo-musulmane et son passé riche, puissant. Ses habitants offrent aux étrangers une forte tradition d’hospitalité et d’ouverture. Et en Tunisie, ce ne sont pas de vains mots.

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TUNISIE

la Tunisie

Dans le Sud, les berbères occupent la Djefara depuis longtemps quand arrivent les premiers conquérants arabes. C’est du refus ou de l’acceptation de la présence arabe et des modes de vie qu’elle amène, que vont dépendre les conditions matérielles de vie, les formes d’habitat, les rythmes de travail de ces populations du sud-est de la Tunisie.
 
Cette histoire se lit, s’admire à travers les beaux villages fortifiés et leurs citadelles-greniers, les ksour de montagne, les activités traditionnelles mais aussi chez les villageois de Chenini. 
 
Le souci de défendre leur authenticité, aussi bien que le besoin de se sentir forts contre l’envahisseur, ont donné corps à un sentiment profond de cohésion sociale. L’ambiance s’en ressent : paisible, sereine, accueillante.
 
Tout cela fait de la Tunisie un pays, une région et des villages d’une forte richesse culturelle et patrimoniale.
 

GÉOGRAPHIE

La Tunisie est située à la frontière nord du continent africain, bordée au nord et à l’est par la Méditerranée, au sud par le Sahara et à l’ouest par l’Algérie.
 
Entre les deux chaînes montagneuses et le littoral se découvrent trois sortes de reliefs et de climats contrastés : le Haut Tell au nord, verdoyant ;  la Tunisie centrale, région des hautes et basses steppes ;  et la Tunisie méridionale, région des grands espaces du désert mais aussi des palmeraies.
 
Le littoral tunisien s’étend sur près de 1 300 kilomètres de côtes. 
 

HISTOIRE

L’histoire de la Tunisie s’inscrit depuis la période préhistorique du Caspien et la civilisation antique des Puniques. Le territoire passe ensuite sous la domination des Romains, puis des Byzantins. Au VIIe siècle, tournant historique décisif, la population s’islamise et s’arabise avec les envahisseurs arabes. Les berbères résistent.
 
La Tunisie représente un enjeu stratégique du fait de sa position au cœur du bassin méditerranéen. La France, après l’Espagne et l’Empire Ottoman, prend le contrôle du pays. Un fort courant nationaliste conclut avec la France à l’Indépendance en 1956. Les années Bourguiba, puis celles de Ben Ali jusqu’en 2011, conduisent à une marche forcée vers la modernisation et le développement économique. Parti politique dominant, Présidents installés « à vie », les tunisiens ont manifesté leur envie de liberté et de réelle démocratie à travers « la révolution du Jasmin » en 2011. Cette révolution est pour beaucoup synonyme de joie et d’espoir.
 

CLIMAT

Type méditerranéen  au nord et sur la bordure côtière, semi-aride dans le sud. 
 
Dans le sud où est situé Chenini, chaud et sec en été. Températures idéales pendant l’hiver, belles journées ensoleillées, plus frais la nuit. Températures  très agréables à l’automne et au printemps.
 

LANGUE

La langue maternelle des tunisiens, mais aussi la langue officielle, est l’arabe. À partir de 1958, le Président Bourguiba a fait le choix de privilégier un enseignement bilingue, officialisant ainsi la double culture arabe et française. Les enfants apprennent le français dès l’âge de 7-8 ans. Le français est donc parlé et lu à peu près partout en Tunisie.
 

RELIGION

La population tunisienne est majoritairement musulmane. La Constitution tunisienne sépare clairement la vie civile de la vie religieuse mais, la tradition religieuse reste prépondérante dans la vie quotidienne. Cela n’empêche pas les tunisiens d’être extrêmement  tolérants et respectueux envers leurs visiteurs étrangers. 

VILLAGE DE CHENINI

L’historique Chenini est un village berbère troglodyte situé à 18 kilomètres de Tataouine. 122 familles y vivent encore portant le nombre d’habitants à environ 600. 
 
Chenini la nouvelle compte elle, 650 habitants.
 
L’ancien village de Chenini est accroché au Dahar à une altitude comprise entre 500 et 600 mètres. Il présente plusieurs lignes d’habitations creusées dans la roche qui ceinturent le piton rocheux d’un triple anneau. Le village s’étend donc dans un « cirque » naturel, dominé par le ksar, énorme citadelle fortifiée. Chenini fait partie des très rares cités dont l’approvisionnement en eau potable est garanti par des sources environnantes.
 
Chenini est très beau et bien entretenu : ses rues montantes et leurs rampes sont maçonnées avec soin. Tout est en pierre ocre. Les habitations troglodytes sont habilement creusées dans la couche tendre de la montagne, entre deux strates horizontales de roches dures qui leur servent de sol et de plafond. Ces logis sont composés d’une grande pièce à vivre où se trouve le métier à tisser de la dame du lieu, prolongée par la chambrette des parents. Des couchettes latérales sont aménagées pour les enfants. Le charme de ces maisons est lié à l’harmonie de leurs courbes, jamais semblables, dont le tracé dit les commodités de la famille. Sur le sol, on voit parfois les logettes d’un jeu de « kharbega » sorte de jeu de go (jeu de stratégie), petites cavités creusées dans le sol en lignes parallèles, dont l’ensemble dessine un carré. Une grotte étant trop exiguë pour abriter une famille entière, on en utilise souvent deux ou trois accolées, disposées parallèlement dans le flanc de la montagne. Le passage d’une grotte à l’autre se fait par la cour, aménagée en avant.
 
Le village est animé et bien vivant : les habitants vont et viennent, les enfants grimpent et cavalcadent, les petits ânes montent de lourds couffins. Leurs compagnons, maçons et manœuvres,  les suivent ; nul n’a de bâton. À la descente, l’âne trotte gentiment, son ami à deux pattes sur le dos. Chenini évoque la main de l’homme et le pied sûr de l’âne, animal laborieux, aimé.
 
Il y a de la douceur et de l’affabilité à Chenini. On savoure, entre les dialogues et les saluts échangés à grande distance, le silence profond et la lumière franche qui enveloppe les hauteurs rocheuses d’un bel ocre doré.
 
Surplombant le village, la citadelle-grenier est un ensemble de ghorfas, petits alvéoles oblongs, à voûtes étroites, où l’on conservait huile et céréales. Superposées, imbriquées, toutes de tailles différentes, avec leurs cachettes secrètes, elles nous disent le labeur du berbère sédentaire, son sens de l’économie pour faire face aux famines, les provisions soigneusement gardées à l’abri des nomades pillards. De petites portes de palmier bardées de fer ne laissent passage qu’à un enfant et à son petit sac.
 
Les habitants de l’historique Chenini vivent d’agriculture et d’élevage. Depuis toujours l’agriculture a été orientée vers la satisfaction des besoins propres. La fertilité faible de cet environnement sec et aride exige une surface exploitable très étendue. La zone attenante à l’agriculture s’étend à 15 Km à l’est et 40 Km à l’ouest du flanc du Dahar. La culture des céréales, la plantation d’arbres et le pâturage représentent les bases de la vie les plus importantes de la population. Les champs de céréales sont aux alentours des digues (les jessour) dispersés dans la montagne. Les familles récoltent les figues. Dans l’oasis de la Ogla à 4 km de Chenini, se trouvent les dattiers. La récolte est mince et ne suffit pas à couvrir les besoins propres du village.
 
À Chenini, chaque famille possède de 100 à 200 oliviers, c’est une source de revenus importante. Les olives sont cueillies à la main ou ramassées sur le sol, le plus tard possible. Le fruit perd ainsi son eau et donnera davantage d’huile. Du fait de la sécheresse du climat, il peut se conserver pendant des années ; ceci permet de porter ses olives à l’huilerie au fur et à mesure des besoins, par peur du gaspillage. Ce sont les hommes qui montent aux ghorfas, de crainte que leurs épouses, éprises de générosité, ne puisent trop largement dans les réserves !
 
Les familles possèdent de 40 à 60 moutons et chèvres. Les terrains de pâturage s’étendent jusqu’à 30 kilomètres du village. Les troupeaux peuvent comprendre jusqu’à 1000 têtes et sont gardés par 2 ou 3 bergers. Le chameau est rare. Il y en a deux à Chenini, l’un fait tourner la meule de l’huilerie troglodyte.
 
Les dames de Chenini aiment leur métier à tisser. Métier vertical, où prennent naissance tapis et surtout « bakhnoug », épais voile de laine rouge sombre, orné de savants motifs géométriques, noirs et blancs, symboles millénaires : peignes, grains de couscous, poissons stylisés, losanges…
 
Vers la fin du XIXe siècle, un mouvement migratoire lié aux conditions économiques précaires de la région a entraîné le déplacement d’un grand nombre de la population masculine de Chenini vers Tunis et les villes côtières. Là, l’activité des Cheninois s’est spécialisée dans la vente des journaux et dans les travaux administratifs du Ministère de la justice !
 
Source : Association AAMTT
Les projets définis ci-dessous sont ceux souhaités par les Cheninois. 40 euros compris dans le prix du séjour par voyageur seront attribués à ce fonds de développement.
 
ACTIONS AUPRÈS DE PERSONNES
 
Pour les nécessiteux de Chenini, les malades, les enfants et les vieillards sans ressources : organiser des caravanes de santé et fournir une aide substantielle au dispensaire de Chenini.
 
ACTIONS DE DÉVELOPPEMENT DURABLE
 
  • Soutenir des projets générateurs de revenus surtout chez les artisans, les agriculteurs et les femmes rurales de Chenini.
  • Aider au démarrage d'un centre de la laine (tissage) pour les femmes rurales. 
  • Créer un centre de transformation des produits de terroir - mise en bouteille de l'huile d'olive traditionnelle, mise en boîtes des confitures de figue et de datte bio. 
  • Encourager le travail artisanal, en voie d'extinction, de la poterie ménagère, de la vannerie et de la maroquinerie.
 
ACTIONS À VISÉES CULTURELLE ET SPORTIVE
 
Surtout pour les enfants et les jeunes de Chenini qui ne bénéficient de rien au niveau sportif et culturel.
Créer un centre culturel avec médiathèque, et fournir l'équipement pour une salle de jeux.
Notre séjour s'est merveilleusement bien passé. Notre guide Moncef à bien pris soin de nous il a contribué à notre agréable séjour. Nous avons tout de suite sympathisé avec notre groupe. Les habitants de chenini nous ont chaleureusement accueilli ainsi que l'ensemble des prestataires : guides chauffeurs... La restauration était délicieuse et très typique nous avons adoré !Un grand merci à vous
Sylvain - décembre 2012

Nous sommes revenus, ma femme et moi, très satisfaits de notre séjour à Chénini.  Le cadre est effectivement très beau : le village et les environs. Le logement est insolite et agréable ; la température de la"grotte" étant constante,on apprécie. L'accueil a été très cordial. Moncef, notre accompagnateur, est un homme attentif à chacun et soucieux que chacun "y trouve son compte" même si ce n'est pas forcément facile.Il a fait preuve de beaucoup de souplesse tout en étant ferme quand nécessaire. Abdul a fait tout son possible pour nous rendre agréables les deux marches qu'il a encadrées. Satisfaits donc, nous recommanderions volontiers ce séjour à d'autres personnes, car humainement notamment il fut très enrichissant.
André - novembre 2012


Je prends enfin un moment pour vous faire un petit compte rendu du séjour à Chénini, du 27 mai au 3 juin dernier.
L'accueil sur place a vraiment été très chaleureux dès notre arrivée à Djerba. Moncef et notre chauffeur nous ont tout de suite mis dans l'ambiance tunisienne lors du trajet vers Chenini. C'était d'ailleurs une très bonne idée d'arriver de nuit car la vue sur le village dès notre réveil le lendemain matin a été des plus merveilleuse.
Les jours se sont ensuite succédés à toute vitesse sans que je ne m'en rende compte, les visites se succédant aux rencontres plus intéressantes et sympathiques les unes que les autres.
L'accueil de toutes les personnes rencontrées restera dans ma mémoire. Que ce soit Moncef pour son organisation et ses explications, Abdoul pour ses visites et son pain cuit à la poêle dans le désert ainsi que son invitation à déjeuner et la rencontre avec sa famille, Monji et son musée Berbère, ou Habib ! Tous ont vraiment été formidables.
Je me souviendrai longtemps de la découverte du désert de sable, des marches dans le désert de pierre, de la moisson à la main sous le soleil, de la panne du 4x4 qui a été remplacé sur place en 20 minutes chrono (bien plus rapide que nos assurances !), mais aussi du masseur au hammam dont j'ai cru qu'il allait me casser en mille morceaux... mais auquel j'ai survécu !
La dernière soirée à Chenini où nous avons pu rencontrer les membres de l'association de développement pour fêter sa reconnaissance officielle a également été un grand moment de fraternité. Cette jeune association ne fait que démarrer, et je lui souhaite de continuer longtemps pour permettre au village de se développer tout en conservant son caractère traditionnel.
Étrangement, moi qui craint la chaleur, j'ai été agréablement surpris par le climat chaud mais toujours avec de l'air, et les repas et les nuits dans les grottes aident vraiment à se relaxer après les efforts de la journée.
Je suis donc enchanté par ce voyage qui m'a complètement déconnecté de ma vie parisienne. 
Laurent - mai 2012


Ce petit mot pour dire que nous sommes ravis de notre voyage en Tunisie. Nous avons apprécié Chenini, village magnifique et très pittoresque. Les paysages environnant époustouflants.
Moncef, notre accompagnateur, a été à nos petits soins et nous a communiqué sa chaleur humaine et la passion de son pays.
Les logements étaient très confortables et les personnes rencontrées enrichissantes.
Ce pays en pleine évolution nous a touché.
Merci pour tout.
Brigitte et Jean Claude - avril 2012


Vous avez envie d'aller en vacances dans un endroit magnifique, préservé, où l'on vous accueillera comme des amis, les bras ouverts ? Allez en Tunisie. Là-bas, on n'attend que vous. Avec TDS Voyage, à Chénini – le "village d'accueil"- vous resterez une semaine. C'est un village troglodyte magnifique. De là, vous partirez dans la montagne, à pied ou en véhicule, voir des ghorfas (les greniers troglodytes) à Douiret, Guermassa, Tataouine ou Matmata.... Près de Matmata, vous ferez la connaissance de Monji. Il a créé une petite merveille de musée dans son village, pour lequel il se bat.
Habib, l'initiateur du projet de tourisme solidaire, vous parlera de ses rêves et de ses réalisations. Moncef sera votre accompagnateur compétent, attentif, toujours présent. Abdoul sera votre guide chaleureux et averti. Belkacem et Mohamed vous prépareront et vous  serviront une délicate cuisine. À vous le gîte et le restaurant troglodytes, où il ne fait jamais trop chaud, jamais trop froid... Le tout si joliment arrangé...
Marie-France - février 2012


Invitation au voyage....

Le nom de Tataouine sonne à vos oreilles sans doute, peut-être moins celui de Chenini, notre destination pour une expérience humaine forte et chaleureuse. Les températures exceptionnellement basses donnaient le loisir d'éprouver le confort de l'habitat troglodyte : entrer dans « sa grotte », outre l'évocation de l'enfance, révèle une sensation de douceur et de chaleur ! (...) Chenini et bien d'autres villages dans la région comportent un ksar (un ksar, des ksours), merveilleux abri aux réserves, greniers perchés et creusés formant une citadelle dorée d'où la vue large et lointaine fait rêver le voyageur.
Nous avons été confiés aux bons soins du maître de cuisine Belkacem et de notre ami Mohammed qui nous a fait l'honneur et l'amitié de nous inviter dans sa maison, de nous faire connaître sa famille. Gâtés, nourris aux parfums du Sud, nous sommes repartis avec les recettes de notre ami cuisinier, en vue de nous essayer à la chorba, couscous et autres bricks...
Abdelkader, dit Abdoul, fut un formidable guide pour nous apprendre la vie quotidienne des berbères ou nous conduire, de chemins en jardins, vers d'autres villages, et dans de magnifiques paysages. Chemin faisant, il égrène les savoirs transmis et encore actuels et sait surprendre les voyageurs quand il sortira de son sac d'école de quoi préparer du pain à cuire sur place et que nous dégusterons chaud avec huile d'olive, un fabuleux nectar, olives et sauce verte, fort goûteuse.
Bien autres choses encore, d'autres ksours, d'autres berbères, le musée de Monji, Matmata, le marché de Tataouine, son hammam, et d'un coup se trouver incluse dans un tableau orientaliste... vivant cependant par les rires des femmes devant notre gaucherie, nos différences. Rires multiples et partagés !
L'expérience vaut surtout par son contexte de rencontres et leurs promesses. Car, ce voyage a vocation de porter à conséquences pour les villageois ; et ce, par l'énergie infinie, la volonté et l'engagement d'Habib, relayé par la présence attentive de Moncef.
Nicole - février 2012

Je rêvais de visiter la région de l'habitat troglodyte : nous avons fait mieux, nous y avons vécu.  Notre logement est troglodyte. Nos chambres étaient aussi belles qu'on pouvait les imaginer. Creusées, sculptées et radoucies à la chaux. Pas d'angle vif. Ce dont j'ai parfois rêvé pour chez moi... De la terrasse on pouvait voir tout Chenini, village-forteresse surmonté de ses greniers, fondus dans la roche, ocre sur ocre. Nos balades, à pied ou en minibus nous ont menés à d'autres villages du même genre, comme Douiret et Guermassa, mais aussi à ceux des plaines, qui disparaissent dans l'argile où ils sont creusés, tandis que seuls sont visibles les ksour, leurs greniers organisés en fortin. Impossible de les visiter tous, d'ailleurs, la semaine n'a que sept jours.
Le village de Chenini  est spectaculaire et mystérieux, mais sur un rayon de dix kilomètres, les petits jardins arrachés au désert par le fabuleux travail des ancêtres, offrent des haltes gracieuses : palmes et amandiers en fleurs, figuiers et oliviers. Ce sont là les champs où poussera la céréale nourricière...
Belkacem, l'élégant cuisinier nous fera une cuisine délicieuse tout au long du séjour. Mohammed, élément solide dans le village, nous fera entrer dans son foyer, où sa femme nous déploiera toutes les richesses de son art du tissage.
Notre guide local, le bouillant Abdou, qui nous a décrypté les mystères et les travaux de Chenini, ouvert les chemins des balades locales vers les nids d'aigle voisins, et conquis par ses attentions aux étapes : casseroles et théières, pâte à pain, huile et sauce aux herbes surgissaient par magie de son sac à double fond. Autres accueils, un peu plus loin. A Toujane, Béchir le réservé, la beauté et la qualité de sa table. A Tamazret, Monji le passionné, nous fait visiter le musée qu'il a créé, son village et ses alentours, avec leur spécificité berbère. Et enfin Moncef, notre fidèle accompagnateur, simple et proche, l'image même de l'accueil tunisien, de l'aéroport à l'arrivée jusqu'au départ à Djerba. Notre interprète permanent en arabe, bon francophone, rattaché au monde des villes, et attentif à celui des Berbères, sur place il s'efface devant les guides locaux. 

Roseline - février 2012

L'accueil a vraiment été très chaleureux dès notre arrivée à Djerba. Moncef et notre chauffeur nous ont tout de suite mis dans l'ambiance Tunisienne lors du trajet vers Chenini. C'était d'ailleurs une très bonne idée d'arriver de nuit car la vue sur le village dès notre réveil le lendemain matin a été des plus merveilleuse. Les jours se sont ensuite succédés à toute vitesse sans que je ne m'en rende compte, les visites se succédant aux rencontres plus intéressantes et sympathiques les unes que les autres.
L'accueil de toutes les personnes rencontrées restera dans ma mémoire. Que ce soit Moncef pour son organisation et ses explications, Abdoul pour ses visites et son pain cuit à la poêle dans le désert ainsi que son invitation à déjeuner et la rencontre avec sa famille, Monji et son musée Berbère ! Tous ont vraiment été formidables.
Je me souviendrai longtemps de la découverte du désert de sable, des marches dans le désert de pierre, de la moisson à la main sous le soleil.
La dernière soirée à Chenini où nous avons pu rencontrer les membres de l'association pour fêter sa reconnaissance officielle a également été un grand moment de fraternité. Cette jeune association ne fait que démarrer, et je lui souhaite de continuer longtemps pour   permettre au village de se développer tout en conservant son caractère traditionnel.
Étrangement, moi qui craint la chaleur, j'ai été agréablement surpris par le climat chaud mais toujours avec de l'air, et les repas et les nuits dans les chambres troglodytes aident vraiment à se relaxer.

Je suis donc enchanté par ce voyage qui m'a complètement déconnecté de ma vie parisienne.
Laurent - mai 2012