Albanie

Ce petit pays d’Europe, longtemps isolé, est resté fièrement attaché à ses traditions. Il a profité du rayonnement de grandes civilisations qui lui ont laissé un patrimoine exceptionnel

Centre et Sud du pays
circuit accompagné
Prochain départ : 12/05/2018
Autre mois de départ :
Durée : 15 jours
À partir de
1860 €
Type :
circuit, immersion, randonnée facile
Public :
tout public
Vous aimerez : ce pays si proche mais encore méconnu, un véritable bonheur pour les voyageurs curieux de culture, de patrimoine, d’histoire, de nature

GÉOGRAPHIE

L’Albanie, située à l’ouest des Balkans est l'un des plus petits États d’Europe (28 748 Km2), essentiellement montagneux, bordé d’une façade maritime de type méditerranéen (Mer Adriatique). Il offre une rare diversité de paysages et de sites naturels : montagnes, lacs, forêts, côte ionienne et sites archéologiques qui vous séduiront.
Le pays partage ses frontières avec la Grèce au sud, la Macédoine à l’est, le Monténégro et la Serbie au nord.
Les principaux pôles urbains sont : Tirana, la capitale, le centre industriel de Durrës, le centre agricole d’Elbasan, le port de Vlorë et la ville antique de Shkodër.
Le point culminant d’Albanie est le Mont Korab qui s’élève à 2 753 m. Son plus grand fleuve est la Drini, long de 282 km.

L’Albanie compte 13 parcs nationaux répartis essentiellement dans les zones montagneuses du territoire.
La flore est très variée dans ce pays grâce à la diversité de climat, du relief et de la topographie. Plus de 3 000 espèces de plantes ont été recensées. Une grande partie d’entre elles ont des vertus médicinales (thym, menthe, sauge...) et de nombreux albanais les préfèrent aux médicaments.
La végétation est typiquement méditerranéenne le long de la côte puis laisse place aux chênaies, hêtres et conifères plus l’altitude s'élève.
L’Albanie compte 84 espèces de mammifères terrestres. Certaines sont devenues rares comme les ours bruns ou les loups, elles bénéficient de mesure de protection mais restent tout de même menacées. 300 espèces d’oiseaux et 313 de poissons ont été recensées.
 

HISTOIRE

1190 : naissance de la principauté d’Albanie
XVème et XIXème siècles : l’Albanie est sous contrôle Turc et soumise à l’islamisation.
1840 : apparition d’un sentiment nationaliste
1912 : déclaration d’indépendance de l’Albanie

Durant la Première Guerre Mondiale, l’Albanie sera tour à tour occupée par la Grèce, l’Italie, la Serbie et le Monténégro. En 1921, les frontières du pays sont fixées et l’Albanie est placée sous la protection de l’Italie.
En 1925, Ahmed Zogu prend le pouvoir en tant que Président puis Roi en 1928. Il sera renversé en 1939 par les troupes italiennes.
Jusqu’en 1946 les occupations italiennes et allemandes vont se succéder.
Le communisme ayant progressivement gagné l’Europe de l’Est, le leader stalinien Enver Hoxha devient Président de la « république populaire d’Albanie » proclamée en 1946.
Dans les années 1960, le pays s’éloigne du régime stalinien pour se rapprocher de la Chine. Fin des années 70 l’Albanie s’isole.
En 1985, Enver Hoxha meurt.
En 1990, le parti au pouvoir autorise la création de nouveaux partis politiques. En 1992, le Parti démocratique remporte les élections législatives.
En 2000, l’Albanie entre au sein de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce).
De 2012 à 2017, le parti démocratique de Sali Berisha est au pouvoir.
24 juillet 2012 - 24 juillet 2017 : Bujar Nishani (Parti démocrate d'Albanie)
Depuis le 24 juillet 2017 : M. Ilir Meta est Président de la République (Mouvement socialiste pour l'intégration)
 
Le pays a déposé sa candidature à l'adhésion à l'Union européenne le 28 avril 2009, mais le statut d'État candidat ne lui est formellement reconnu qu'en juin 2014. À ce jour, l'Albanie ne fait toujours pas partie de l'Union Européenne.
L’Albanie est une république parlementaire basée sur le principe de la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.
Coupée du monde pendant près d’un demi-siècle par la dictature d’Enver Hoxha (régime stalinien), le pays vit depuis les années 1990 un réel retour à la démocratie.
Les Albanais sont fiers de leur indépendance et de leur histoire. Sur le plan politique, les discussions entre jeunes et anciens peuvent porter sur les bienfaits respectifs du communisme et le la démocratie. Mieux vaut écouter, poser des questions et de s’abstenir de jugements trop rapides.
 

ÉCONOMIE

Depuis le début des années 90, l’Albanie s'est engagée dans la voie de l’économie de marché. Le gouvernement albanais a exprimé sa volonté de rejoindre l’Union européenne.
Après la crise financière de 1997, la croissance a repris un rythme régulier. L’économie se porte mieux même si elle est tributaire des aides institutionnelles extérieures et des transferts des revenues des expatriés.
Il existe en parallèle une économie informelle (économie traditionnelle et trafics). Depuis 1997, la lutte contre la corruption constitue l’un des objectifs de l’Albanie.
Le pays dispose de sérieux atouts économiques : une façade maritime, de l’eau en abondance, une main-d’œuvre disponible et à bas coût, un potentiel touristique, des terres agricoles et un sous-sol riche. 
Son secteur agricole (24 %), encore très présent, produit principalement des fruits et légumes. L’élevage (ovin, bovin, porcin), le bois et l’hydro-électricité (85% de la production électrique nationale) constituent aussi des ressources naturelles importantes. 
L'industrie et les mines représentent 19% (hors construction) du secteur économique et les services  46% (hors transports).

Avec 60% de la population vivant dans les zones rurales, l'Albanie est l'un des pays les moins urbanisés en Europe.
 

LANGUE

L'albanais, langue officielle du pays, d’origine indo-européenne, est l’une des plus anciennes d’Europe et comprend 36 lettres dans son alphabet. Elle présente deux variétés linguistiques principales parlées dans des proportions plus ou moins égales : le guègue et le tosque. Le guègue est parlé au nord du pays, ainsi qu'au Monténégro, au Kosovo et en Macédoine. Quant au tosque, il est employé au sud de l'Albanie mais aussi en Grèce et dans la région macédonienne du lac de Prespa.
En 1944 l'albanais officiel a été normalisé à partir du tosque. La réunification des deux variétés linguistiques a permis la création d'une langue littéraire qui semble avoir été acceptée par tous les Albanais.
L’anglais et l’italien sont également pratiqués.

RELIGION

Convertie à l'islam par les Turcs pendant l'occupation, l'Albanie compte actuellement trois religions principales : les musulmans (58,8%), les orthodoxes (24,1%) et les catholiques (16,8%). Les clivages religieux jouent un faible rôle dans l'Albanie d'aujourd'hui, en raison de la tradition très ancienne de coexistence pacifique entre les diverses religions, qui se manifeste dans la devise « Feja e shqiptarit është shqiptaria » - « la religion de l'Albanais est l'albanitude », datant de la Renaissance albanaise au XIXe siècle. Aussi, la politique athée du régime d'Enver Hoxha a atténué le sentiment religieux.
 

POPULATION

Le pays compte environ 3,2 millions d’habitants ethniquement très homogènes. Les albanais représentent 90-95% de la population. Les 5-10% restant sont décomposés en petits groupes minoritaires : les Tsiganes  (100 000 personnes), les Grecs (60 000), les Macédoniens (30 000), les Aroumains (20 000) et les Monténégrins (20 000).
Les albanais de souche se divisent en deux grands groupes culturels : les Guègues au nord du pays et les Tosques au sud.Il faut noter par ailleurs que près de 2 millions d’albanais vivent dans différentes régions de l’ex Yougoslavie (Kosovo, Macédoine et Monténégro).
 

CULTURE

La culture albanaise démontre que, malgré des décennies de dictature et quelques années de difficile transition démocratique, elle a su rester dynamique.
Le peuple Albanais a sa propre langue, son histoire et sa culture. Les Albanais ont une discrétion naturelle. Le charme opère dans la façon dont on vous aborde ; il n’y a pas de racolage ; ils portent à l’étranger une grande attention.
L’Albanie possède un patrimoine culturel fort ancien, riche et diversifié. On peut y faire de multiples circuits thématiques et culturels mais aussi des séjours nature et découverte notamment dans des régions assez reculées.
Un des attraits de l’Albanie réside dans les vestiges de cités illyriennes, grecques, romaines ou de la période ottomane, et enfin des vestiges plus récents de la période communiste. Vous y trouverez  de beaux trésors  de l’iconographie ou de l’archéologie.
Arts plastiques, théâtre, musées, musique dont l’opéra traditionnel constituent également des trésors de découverte.
Quant à l’artisanat, il se fonde sur la confection de tricot, de broderie et de dentelle, le tissage des tapis et sur le travail de poterie et de sculpture sur bois.
 
Quelques fêtes célébrées :
20 avril : Pâques 
27 avril : Pâques orthodoxe  
1er mai : Fête du Travail  
19 octobre : Jour de Mère Teresa 
28 novembre : Jour de l'Indépendance
29 novembre : Jour de la Libération
25 décembre : Noël
 
Traditions / habitudes culinaires 
Lorsque l'on est invité dans une famille albanaise, il convient d’ôter ses chaussures ; si vos hôtes vous en dispensent, ne pas insister. Il est possible que les femmes et les enfants mangent séparément. Il ne faut pas s’en étonner (dans les maisons ottomanes, les femmes et les enfants restaient dans une salle à part). Attention, pour éviter les incompréhensions, le « oui » s’accompagne d’un mouvement de la tête de gauche à droite et le « non » d’un hochement de la tête !
La cuisine albanaise est à la croisée des saveurs occidentales et orientales. Elle utilise des produits frais et de qualité (tomates, aubergines, huile d’olives, poivrons). On mange des viandes  grillées, préparées en boulettes, brochettes ou pâtés. À proximité des lacs et des rivières, vous apprécierez d’excellents poissons d’eau douce.
Les produits laitiers, fromage, lait, yaourts à base de lait de mouton accompagnent les repas. 
Les albanais finissent rarement leur repas par un dessert. 
 
Quelques plats et boisson typiques :
Byrek : pâte feuilletée cuite et garnie de fromage, viande, tomate, pommes de terre, épinard, etc...
Tarator : soupe froide à base de concombre et de yaourt
Raki (eau de vie) : c’est la boisson nationale du pays 
Vins blancs et rouges : merlot et tokaj sont excellents.  

 

Vous êtes accueillis dans des petits hôtels familiaux, chambres d'hôtes, chez l'habitant. Ambiance très conviviale.
En chambre double. Douche et toilettes.
Tous les hébergements proposent des serviettes de toilette.

Extrait de témoignage d'un voyageur à propos des hébergements et des repas : 

" Ce pays doté d'une agriculture encore artisanale, propose de succulentes spécialités à base de légumes et fruits frais, de viandes et de fromages fournis par de petits producteurs, sans parler du miel et du yaourt (Ah le yaourt... fabuleux!) On trouve même du vin rouge et blanc tout à fait agréable.
La formule du tourisme responsable, est donc particulièrement adaptée dans ce pays. Elle permet des contacts très chaleureux avec les habitants, qui ont décidé de se prendre en charge et de développer de petites structures d'accueil pour les visiteurs, créant ainsi une activité complémentaire et significative aux activités traditionnelles d'agriculture de montagne. Nous étions moralement disposés à connaitre des conditions de séjour un peu rustiques, nous avons eu de belles surprises. Certaines maisons de nos hôtes mériteraient 3 étoiles (Villa à Lin avec jardin donnant directement sur le lac, superbe maison historique à Girokaster, fabuleuse maison accrochée à la colline dans la vieille ville de Berat, pour ne citer que quelques unes) Nous avons été hébergés dans des chambres spacieuses et confortables avec salle d'eau et WC, toujours très propres, avec fourniture de tout le linge de maison nécessaire. On peut donc voyager léger en emportant un minimum de bagages." Jean-Jacques P.


Cette destination a été montée en partenariat avec une association française de coopération internationale pour le développement agricole des pays en développement et émergents. Elle a pour objet de contribuer à créer dans ces pays les conditions permettant aux agriculteurs d’améliorer leurs conditions de vie et de travail et de concourir à la sécurité alimentaire de leur pays.
Cette association accompagne les agriculteurs dans la création d’organisations (groupements de producteurs, coopératives, caisses de crédit agricole, centres de formation …) .
 
En Albanie, elle appuie l’organisation albanaise de producteurs, ADAD, depuis sa création en 1996.
 
Le projet de tourisme solidaire se fait donc sous l’égide de l'ADAD et sous contrôle de leur salariée (parfaitement francophone). Le programme de visites, une partie des hébergements se font avec les producteurs impliqués dans les programmes soutenus par l'ADAD.
Le séjour alterne bien entre visites classiques du patrimoine (très riches) et rencontres et échanges avec paysans, producteurs dans des villages très isolés. Hébergements chez l’habitant et en petits hôtels familiaux.
 
Le fonds de développement généré par les séjours ont d’abord été impactés sur de l’amélioration de maisons dans les villages isolés puis à des projets défendus et appuyés par ADAD, comme dernièrement un projet d'apiculture.
Une guide passionnée et passionnante, visites, multiples découvertes, dans un vrai "bain" du pays, cuisine locale extra. Voyage extra que je recommande ! 
Pierrette C – Octobre 2015

Un pays en plein développement, entre deux âges pourrions-nous dire, qui mérite le détour. Liljana, notre guide, pétrie de culture et engagée dans le développement agricole a su nous partager l’amour de son pays et de ses habitants. Nous avons particulièrement aimé les rencontres avec les habitants et acteurs économiques, celles organisées, mais aussi celles plus impromptues, en prenant le temps de flâner. C’est un circuit qui permet de découvrir et comprendre les contrastes du développement passé et actuel… des cités antiques, des périodes byzantines et ottomanes, du régime Hoxa, et maintenant de l’ouverture vers l’Europe…. Un accueil très chaleureux des albanais tout au long du voyage. 

Jean-Luc et Colette M - Juin 2015 

Liljana a beau se défendre d’être accompagnatrice et non guide, nous serions contents d’avoir dans tous les pays que nous visitons des personnes aussi compétentes, sachant nos faire découvrir et apprécier leur pays dans la joie et la bonne humeur. Elle s’est évertuée à nous faire découvrir toutes les facettes de la cuisine albanaise. Nous avons fait des rencontres impromptues exceptionnelles.
Extrait du témoignage d’Yvette L. du 12 au 26 juillet 2014


Notre séjour a été une totale réussite grâce aux qualité de notre guide, Liljana. Elle nous a communiqué l'amour de son pays et l'attachement à son peuple, fier et chaleureux. Notre groupe a beaucoup apprécié les échanges avec certains acteurs économiques locaux. 
Jean D - mai 2013 

La réputation douteuse qui colle encore à l'Albanie depuis l'époque communiste, doit absolument être révisée : il est aujourd'hui possible de visiter ce pays, qui bénéficie d'une riche palette d'attraits touristiques, en toute sécurité et en toute sérénité. De belles forêts, la montagne, de superbes vallées encaissées, des lacs somptueux et de charmants villages aux maisons en pierres, offrent une diversité sans cesse renouvelée. Sur le plan culturel, l'Albanie recèle des trésors de monuments, églises, mosquées, sites archéologiques, châteaux, vieilles villes aux maisons typiques et des musées étonnants, non seulement par la richesse de leurs collections, mais aussi par la modernité de leur présentation.
La gastronomie est également intéressante : ce pays doté d'une agriculture encore artisanale, propose de succulentes spécialités à base de légumes et fruits frais, de viandes et de fromages fournis par de petits producteurs, sans parler du miel et du yaourt (Ah le yaourt... fabuleux !). On trouve même du vin rouge et blanc tout à fait agréable. Mais ce qui contribue le plus à l'agrément du voyage, c'est la cordialité de l'accueil des Albanais. On voit que le tourisme de masse n'a pas encore tout pollué, le contact est facile, on peut faire des photos sans problème. Il est fréquent d'être invité par les habitants à déguster café, friandises et raki...(eau de vie locale) simplement parce que l'on s'est arrêté devant leur maison pour admirer les fleurs du jardin.

La formule du tourisme responsable, est donc particulièrement adaptée dans ce pays. Elle permet des contacts très chaleureux avec les habitants, qui ont décidé de se prendre en charge et de développer de petites structures d'accueil pour les visiteurs, créant ainsi une activité complémentaire et significative aux activités traditionnelles d'agriculture de montagne. Nous étions moralement disposés à connaitre des conditions de séjour un peu rustiques, nous avons eu de belles surprises. Certaines maisons de nos hôtes mériteraient 3 étoiles (Villa à Lin avec jardin donnant directement sur le lac, superbe maison historique à Girokaster, fabuleuse maison accrochée à la colline dans la vieille ville de Berat, pour ne citer que quelques unes) Nous avons été hébergés dans des chambres spacieuses et confortables avec salle d'eau et WC, toujours très propres, avec fourniture de tout le linge de maison nécessaire. On peut donc voyager léger en emportant un minimum de bagages.
Notre coup de cœur va à Voskopoje, le Maire a eu la sagesse de résister à la pression des promoteurs qui proposaient de construire à la hâte des maisons basiques et a réussi à imposer de conserver le style du pays, en l'occurrence de splendides maisons de pierre qui vaudraient une fortune chez nous.

Enfin, cerise sur le gâteau, notre guide locale Liljana. Cette femme intelligente et très cultivée, dotée d'une forte personnalité et d'une grande sensibilité, nous a fait découvrir son pays avec un enthousiasme communicatif. Son implication à haut niveau dans le développement responsable de l'agriculture de montagne, lui a permis de nous faire rencontrer des responsables locaux à qui nous avons pu poser de nombreuses questions, donnant ainsi une dimension particulière à ce voyage plein de découvertes.
Jean-Jacques P. - 2012